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  • rêve-Elle-Toi

     

     

    "Je suis dans le  bus. Debout, avec mon ami. Je pue l'alcool et la clope.

    "Si tu m'en crois, une douche et un café et hop: Maman et les marmots aux activités familiales  ni vu ni connu.

    - ...

    - Tu veux la revoir?"

     

    Il sort son téléphone et là mon sceptre, mon sceptre irréel qui entre et sort d'un anus. Celui d'une femme, passe encore.

    Devant moi mon sceptre irréel qui entre et sort de l'anus d'un homme."


  • Go ask Alice

    C’est une queue normale. En gros plan. Sur fond de ventre. Une toison légère. D’ici, on voit une jolie peau.

    Le gland est renflé et saillant. C’est une bien droite. Bien tendue. Bien tenue.

    Au dessus, on entend un souffle. Qui s’accélère doucement. Un léger clapotement. Un mouilleur.  Le gland se met à briller, couvert/découvert, couvert/découvert.  Je ne regarde pas la main. La main ne bouge pas. Pas de pouce qui passe sur la peau douce. La main est crispée autour de la queue.  C’est elle, le rôle titre. Pas la main.

    J’ai, fugace, une grosse envie de collection.

    Un rompu dans le rythme du souffle.  Très léger, très subtil, animal et rentré, un grognement.

    La peau, le gland, la main se tendent ensemble.  Un flot de foutre, puis  un autre, épais, très blanc, crémeux et liquide, puis un autre. Un flot de foutre qui sourd, gracieux, dans une volute, hésite et jaillit. Puis un autre. On les entend s’écraser sur une surface plus bas. Le sol. De l’eau.

    Ça dure 45 secondes.

    Et c’est à moi.


  • Par le trou de la chattière

     

     

     

    un monsieur : c'est ma joie petite pute
    un monsieur : te traiter de salope
    un monsieur : me fait toujours plaisir
    un monsieur: et il y a un monde entre salope
    un monsieur : petite salope
    un monsieur : et chienne
    un monsieur : petite chienne....

    une poupée: Quand on en a une, on dit ma.

    une poupée: Ma petite salope.

    une poupée: Ma petite chienne

    une poupée: Ma petite pute à foutre.

    une poupée: Ma garce

    une poupée: On dit ce n'est plus ta bouche. C'est ma bouche. Tu l'ouvres quand je le dis.

    une poupée: On dit ce n'est plus ton cul. C'est mon cul. Tu l'écartes quand je le dis

    une poupée: On dit ce n'est plus ton plaisir, c'est mon plaisir. Tu jouis quand je le dis.

    une poupée: On dit ce n'est plus ta chatte. C'est ma chatte. Je la pénètre quand je le veux. Avec ce que je veux. Avec qui je veux. Aussi longtemps que je veux.

    un monsieur: j'ai lâché de grands flots de sperme en vous lisant "on dit..."

    (Rideau)

  • Le banc de lady Chatterley

    Je ne suis pas là où j’ai dit que j’étais.  Je suis sur un banc, face à la mer.  Je n’ai plus rien à voir, pour encore quelques semaines, avec cette ville du nord attachante et froide, qui, certains matin m’accueille par la droite avec son incomparable, sa délicieuse,  sa très fausse odeur de pain juste grillé.

    J’ai brouillé les pistes et me suis emmêlé les pinceaux.

    Je suis sur un banc, face à la mer. Une mer pas tranquille, autour des toits d’ardoise, de très beaux hortensias.  Du vert, du paille, du bleu et du gris, du vent. Et tout à l’heure les fruits de mer, les enfants, les amis, mon amour.

    Je suis sur un banc et je pense à une femme.

    Si c’est une femme. Des bouts de corps dont je ne suis pas bien sûr qu’ils sont bien à elle posés ça et là sur des pages et des pages, et une voix.  Une voix basse, lente, posée, qui raconte longuement.  Je suis cette voix le long des quais, le long des îles, le long des boulevards.  Sur de petites places, dans des endroits qui me sont familiers. Je connais les odeurs, les sons qui bordent cette voix inconnue.  Je sais où elle est, où elle passe, d’où elle me parle.  Je sais d’où elle veut que je sache qu’elle me parle.  Je la suis dans l’eau, son eau sale qu’elle soulève longtemps et toujours au même rythme. Je la suis à son rythme de voix qui se déplace, qui scande.  Je suis l’image que la voix me donne à voir.  L’image crue que la voix me donne à voir.

    Je suis sur un banc, et je pense à une femme avec une voix.

    J’ai choisi quelque chose de compliqué. Pour l’entendre, je dois être là.

    Là en même temps qu’elle.  Le jeu que j’ai choisi reconstitue dans le noir vide et binaire les correspondances d’antan, où la réponse n’était pas immédiate. Je suis là-pas-là.  Et pourtant, je la ressens comme une basse, cette voix que je n’entends pas. Dans mon cerveau, dans mon plexus, et même quelquefois  dans le sang qui vient battre à la base de ma queue.  

    Je suis sur un banc et je pense à une femme avec une voix que je n’entends pas et qui crée pourtant une étrange torpeur.

    Je suis sur un banc, et je pense à une putain de berceuse.  

     

  • Me and the dragon

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    Gleeden est un endroit  curieux et fascinant imaginé par des surdoués, dont l’objet affiché est de  prostituer à des entraîneuses gratuites des hommes très contents de payer.  

    Alors je m'applique.

    J’y ai un grand père scatophage,  qui m’insulte quand je lui réponds mais nous vénère, moi et ma merde, quand je me tais. Il pense me dégouter alors je ne lui dis rien de la bouffée d’affection qui me saisit au contact des gens qui ont sacrifié leur honte à leurs amours.  

    J’y ai des soumis très jeunes et moins jeunes, qui viennent se frotter un peu, et que je renvoie doucement vers des dames choisies.  Ces animaux là, trop musclés et bien trop exigeants, me prendraient un temps que je leur consacrerais volontiers si j’avais la grâce d’en disposer. Plus tard. Pas encore. L’envie vient doucement. 

    Je suis en train de m’y faire un ami. Peut être même plusieurs.

    J’y branle des hommes. Assouvissant ainsi une déviance personnelle. Je les branle de mes histoires. Je les attise, je les répands. Certains remercient pour le temps que je leur consacre, et dont ils achètent pourtant chaque mot.  Pute verbale.  Je repense à Duras, la pute de la côte normande. Et à Anna, du coup, évidemment.   Je pense toujours à  Anna.

    Dans l’immense piscine sale, où (ravissement total) des trous sont percés dans CHAQUE paroi de CHAQUE cabine, à hauteur de chatte, j’ai repensé au Loup aussi : 'je choisis la vilaine, le jouet le plus dangereux.'

    Moi je choisis le semblable.

    J’ai attendu un peu avant d’ouvrir le message. Briser le silence que je m’étais occupée à soigneusement remplir me coûtait.  Quatre pages de silence plein à craquer. Deux jours. A écouter respirer. A sentir respirer.  A offrir, à un inconnu silencieux et paisible, mon impudeur en blanc sur violet, sans réaction. Sans retour. Sans rien en retour surtout.  J'ai adoré ça.  

    Un joueur doué. Un voyeur d’âmes. Je l’ai envoyé sur mars. silencieuse à mon tour, j'ai regardé ce qu’il piochait. Il a filé au noyau.

    Avant d’ouvrir le message,  je me suis dit ma fille, si tu as de la chance, la première chose que tu vas lire c'est Kikou!

    Pas de chance.

     

    Les princes charmants, j’ai envie de les promener par les cheveux, tête contre ma cuisse, droit sur le taureau. 

    Mais marraine la fée, c'est quand celle veut.

    Poutous,

    Cend’.