web counter

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Me and the dragon

compote.jpg

 

 

Gleeden est un endroit  curieux et fascinant imaginé par des surdoués, dont l’objet affiché est de  prostituer à des entraîneuses gratuites des hommes très contents de payer.  

Alors je m'applique.

J’y ai un grand père scatophage,  qui m’insulte quand je lui réponds mais nous vénère, moi et ma merde, quand je me tais. Il pense me dégouter alors je ne lui dis rien de la bouffée d’affection qui me saisit au contact des gens qui ont sacrifié leur honte à leurs amours.  

J’y ai des soumis très jeunes et moins jeunes, qui viennent se frotter un peu, et que je renvoie doucement vers des dames choisies.  Ces animaux là, trop musclés et bien trop exigeants, me prendraient un temps que je leur consacrerais volontiers si j’avais la grâce d’en disposer. Plus tard. Pas encore. L’envie vient doucement. 

Je suis en train de m’y faire un ami. Peut être même plusieurs.

J’y branle des hommes. Assouvissant ainsi une déviance personnelle. Je les branle de mes histoires. Je les attise, je les répands. Certains remercient pour le temps que je leur consacre, et dont ils achètent pourtant chaque mot.  Pute verbale.  Je repense à Duras, la pute de la côte normande. Et à Anna, du coup, évidemment.   Je pense toujours à  Anna.

Dans l’immense piscine sale, où (ravissement total) des trous sont percés dans CHAQUE paroi de CHAQUE cabine, à hauteur de chatte, j’ai repensé au Loup aussi : 'je choisis la vilaine, le jouet le plus dangereux.'

Moi je choisis le semblable.

J’ai attendu un peu avant d’ouvrir le message. Briser le silence que je m’étais occupée à soigneusement remplir me coûtait.  Quatre pages de silence plein à craquer. Deux jours. A écouter respirer. A sentir respirer.  A offrir, à un inconnu silencieux et paisible, mon impudeur en blanc sur violet, sans réaction. Sans retour. Sans rien en retour surtout.  J'ai adoré ça.  

Un joueur doué. Un voyeur d’âmes. Je l’ai envoyé sur mars. silencieuse à mon tour, j'ai regardé ce qu’il piochait. Il a filé au noyau.

Avant d’ouvrir le message,  je me suis dit ma fille, si tu as de la chance, la première chose que tu vas lire c'est Kikou!

Je n’ai pas eu la moindre chance.

 

Les princes charmants, j’ai envie de les promener par les cheveux, tête contre ma cuisse, droit sur le taureau. 

Mais marraine la fée, si  je la croise, elle est foutue.  

Poutous,

Cend’.

 


Les commentaires sont fermés.