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La peau du cul

Je dispose la serviette étendue sur les reins de mon client et je me tourne pour verser dans mes mains l’huile tiède dont je m’apprête à enduire son corps vieillissant. Mes mains se font pressantes et tantôt légères pour malaxer son cuir tanné, ses bourrelets qui frémissent sur mon passage, ses flancs avachis et ses zones malmenées par le temps et la gravité. Les muscles que l’on devine sous la couche flasque racontent cependant une autre histoire, celle d’un passé fier, dont il ne doit pas avoir réussi le deuil complet s’il est ainsi arrivé jusqu’à moi.
Ça doit le travailler, que je le sente. Il ne se détend pas beaucoup, cherchant à se présenter sous son meilleur jour, il s’étudie encore, puisant un peu de ses restes de séduction pour donner à notre rapport un semblant de normalité. C’est souvent le cas, lorsque je masse, rares sont ceux qui, forcés de demeurer immobiles, parviennent à prendre sans donner.
C’est le moment que je choisis pour ôter la serviette, révélant ses fesses molles et ses cuisses légèrement ouvertes. J’empaume ses globes, leur donnant un mouvement circulaire, écartant à intervalles lents la raie de son cul sur un fouillis de poils. Je sais que je tire là sur des envies étranges, inavouées, enfouies. Le prétexte ambigu du massage baisse bien des barrières. Rares sont ceux qui stoppent ma main à ce stade où, délibérément, j’efface de mes paumes leur séduction, leurs attraits, négligeant leurs boules qui se ramassent sur elles-mêmes, pour à la place observer posément le sillon de fesses impuissantes. M’attarder du regard, sans un mot sur leurs entrailles affleurantes. Leur pudeur provoquée accélère un peu leur souffle, à moins que ce ne soit l’embarras d’une excitation à contretemps. Que vous veut-elle, l’inconnue silencieuse qui écarte vos fesses? Que cherche-telle à démontrer, à analyser, à prouver ? A diagnostiquer ? A provoquer ? Que voit-elle dans votre abandon immobile ? Une invite ? Un jeu de pouvoir ? Qu’êtes-vous, un patient ? Un client ? Va-t-elle se moquer, ou caresser de ses pouces huilés votre anneau vierge ? Oh merde, vous allez aimer ça, pas vrai, vous allez adorer ça. Vous allez avoir envie qu’elle enfonce ses doigts fins et huilés jusqu’au fond, d’un coup, comme dans du beurre, jusqu’où elle voudra, Oh, surtout tout ce qu’elle voudra, jusqu’à toucher à travers votre ventre la verge tendue et pressée contre la table. C’est ça que vous voulez-voulez pas, et que la peau de vos couilles me raconte mieux que vous.

Celui-là, je le retourne et glissant une main sous la serviette revenue à sa place, les yeux dans les yeux, je le branle. Bien fort.

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