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  • Domino - l'Egotique sur le fil

    Je te l'ai dit. Je suis clanique, solaire, incandescente, fidèle à la folie, quand je parle les gens notent. Quand je réfléchis les gens essaient de suivre. Quand je plonge les gens pleurent. Quand vous avez besoin de moi je suis là, quand vous n'avez pas besoin de moi, je suis là aussi. Vous pouvez ne pas donner signe de vie vous pouvez vous taire vous pouvez vous détourner vous pouvez oublier et même m'oublier Vous êtes libre juste libre et mon plaisir à moi est de peut être contribuer par ma légèreté à moi à votre liberté à vous Le pilier le plus mouvant et le plus stable que tu aies jamais connu Tu peux venir t'y coller repartir te laisser porter revenir je te tendrai une branche si tu t'y poses et tu pourras t'y poser le temps que tu voudras au calme ou à la tempête au havre ou jamais si ça te va

    Avec un tableau pareil, amuse-toi à le trouver, le lien à rompre bien net, entre toi et moi.

     

     

     

     

     

    (sound traque)

     

  • Domino - All you need to make a movie is a gun and a girl

    Il l'écoute, il la regarde, il conduit et d'un coup elle dit un mot - désir - qui le replonge loin dans les troubles de son après-midi.

     

    Qui le ramène à la femme, l'autre femme, celle qui est venue tout entière dans sa jupe beige, la grande femme brune et simple, avec ses désirs, ses désirs monstrueux, énormes.

    Certaines personnes n'ont pas de fantasmes, non, certaines personnes sont des fantasmes, sont des désirs. Leurs désirs font à ce point partie de leur être, de ce qu'ils sont que les approcher, ces désirs, les vivre, les toucher, les autoriser, mon Dieu, les autoriser les font sortir de leur gangue, ces gens. Les révèlent à eux-mêmes. Les mettent au monde, enfin.

    ça les tempérants originels ne pourront jamais le comprendre. ça les étonne, les tempérants originels qu'un désir, que les désirs puissent définir ou façonner. Que la transgression, que l'abandon à ces désirs soit aussi vital, aussi nécessaire, qu'une personne entière puisse mourir de ne pas vivre ses désirs. Que cette vague monstrueuse qui déferle à l'intérieur finisse par bousiller les digues et qu'il ne reste plus rien.

    Les tempérants originels, eux, considèrent avec un peu de pitié, rarement de l'envie, ces précaires en équilibre instable sur leurs refoulements, ces border line aux bords cramés, et leurs désirs, leurs désirs tellement puissants qu'ils ne sont jamais des fantasmes, et déjà plus des envies. Ces désirs qui sont le noyau.

    Se laisser aller à s'y soumettre, se laisser aller à ce qu'on est, ce moment où la carapace casse, où les carcans de l'acquis, les entraves socialisées, les cocons éduqués censés l'éteindre et le contenir fondent d'un coup avec un grand tchouf au passage, au jaillissement du noyau, du noyau à l'air libre.

    Soi, à l'air libre et nu.

    C'est pas tant le cul, sa came, c'est pas tant le jeune cul, sa came. Sa came à lui, dont il ne pourra jamais se passer c'est ça, être celui qui nique la carapace, et voit jaillir, à l'air libre, le noyau nu.