web counter

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Dominos - La femme dans son reflet, encore

    Le temps d’une douche et les petits confiés à un baby-sitter et ils repartent. Il s'est rafraîchi et changé, elle a discipliné un peu ses cheveux blonds, rehaussé ses pommettes et ses lèvres. Sa peau et son sourire brillent dans le noir de l’habitacle de la grosse voiture noire alors qu’elle lui raconte la journée des enfants et sa journée à elle, heureuse de l’avoir retrouvé, elle dit un peu n’importe quoi. Il l’écoute, en conduisant, un demi sourire. Elle est belle, sa femme. Svelte, presque maigrichonne, les yeux très bleus, le sourire, large, énorme, toujours. Le sourire qui l’accompagne partout, n’importe où, dans tous les bouges, toutes les situations où il se vautre, ce sourire par-dessus son épaule qui lui dit que oui, quoi qu’il arrive, quoi qu’il fasse, quelle que soient ses pulsions noires, ses envies, ses attachements, ses détachements, ses histoires, ses tentatives, ses échecs, il y aura toujours la possibilité de se retourner, de revenir sur ses pas, de retrouver le sourire et les trois confiances lumineuses, Intacts. Semblables. Intouchés. Et les bras grand ouverts.

  • Domino - petite histoire du matin, encore, la suite

    "Je vais jouir"

    "Non, tu ne vas pas jouir. Pas avant que j'aie fini de raconter"

     

    Ils viennent l’entourer tous les trois, d’abord hésitants, puis un peu enhardis par son abord docile et son immobilité, enfoncée sur le sexe de son homme. L’un d’eux s’agenouille entre ses jambes et plonge sur le sexe largement fendu, trop dodu, aux lèvres trop gonflées qui appellent la langue et la bouche et il se l’offre, longuement, sans rechercher le moins du monde son plaisir à elle, juste la bouffer.

    Et elle, le cul élargi par le sexe immobile de son homme, échauffée presqu’à blanc par sa longue exposition, par le massage exhibé où elle a trop attendu que d’autres mains la touchent enfin, impatiente de tomber, impatiente de contacts, de peaux, de pénétrations, encore et encore commence à se tendre vers cette bouche et cette langue, frottant ses fesses douces sur le pieu immobile, les mains de son homme sur ses seins, tendant les pointes, pinçant, malaxant encore. Comment fait-il pour ne pas exploser, rester sans bouger, encerclé, trop serré dans son anneau palpitant, avec ce cul qui oscille, qui se frotte, qui le provoque. Ses mains à elle vont pétrir chacune les queues qu’on lui tend, passant le pouce sur les glands là où la peau est trop fine, tournant autour du méat, replongeant jusqu’à la base pendant que l’autre l’agace à la suçoter. Elle s’ouvre de plus en plus, au bord de la jouissance et refusant de jouir, attendant qu’on la fourre bordel, qu’on la fourre en plein qu’on la frotte, qu’on la remplisse merde, ils sont trois et aucun ne va y aller ?

    Il en faudra un qui ose, un seul à qui on laisse la place et qui va se creuser la sienne, sans forcer, dans son sexe encore resserré par la présence de l’autre, là, juste derrière la fine paroi.

    Et dès que sa corolle à lui commence à écarter les replis de son trou, elle jouit, très fort et mal, malgré elle.

    Trop mûre.

  • Domino - petite histoire du matin, encore

     

     

    Des carreaux blanc immaculés tout le tour de ce hammam, dessus, dessous, sur les quelques gradins. Une table en hauteur, un plateau, plutôt, et sur le plateau, allongée sur le ventre, une femme, serviette blanche aux hanches, à ses côtés un homme massif, torse nu sur une toison fournie, qui, doucement, la masse, la caresse, la touche, la malaxe, la pétrit, l’effleure, l’embrase.

    Soulève ses cheveux pour souffler doucement sur la peau pâle en dessous.

    Suit du bout des doigts la courbe des muscles vallonnés le long de sa colonne vertébrale,

    S’arrête à la lisière de la cambrure soulignée par la serviette moelleuse.

    Remonte le long des flancs, vers le renflement des seins et le creux de l’aisselle douce.

    Repart sur la nuque, s’enfonce dans les cheveux et serre.

    Ça dure et les cuisses, imperceptiblement, se pressent et s’écartent. Elle veut être touchée, que ses doigts attrapent et pincent les lèvres épaisses entre ses jambes, clapotent entre les lèvres épaisses entre ses jambes, trouvent, tirent, écartent et pénètrent.

    Mais ça ne vient pas et sa bouche s’entr’ouvre pour prendre un peu plus d’air. Elle croit qu’il ne voit pas qu’elle commence à respirer un peu plus vite, la poitrine pressée sur la table carrelée, la bouche dans les boucles des cheveux, les petites dents qui brillent. Elle croit qu’il ne la sent pas alors qu’il n’est là que pour elle.

    Des hommes arrivent, s’installent dans les gradins. D’abord deux, puis un troisième en retrait.

    La serviette disparaît et il commence à masser à pleine paume les globes trop musclés des fesses, les deux creux au-dessus des muscles des cuisses, le petit renflement de graisse tout en haut à l’intérieur. Descend jusqu’à la cambrure du pied et tire sur la peau brillante des orteils. Remonte, la prend aux hanches et la retourne. Les deux seins un peu écrasés ont des pointes longues, le ventre un petit duvet scintillant qui se perd dans le renflement, surprenant, du pubis, rasé.

    Elle est étendue sur le dos et on ne voit plus que ça, le renflement forcé du pubis blanc, avec cette fente qui débute haut. Les trois hommes fixent son entrejambe. Envie de le bouffer, d’y enfoncer son nez et sa langue, de happer ses lèvres, de suçoter bruyamment tout ce qui passe à portée de bouche, de la boire, d’y enfoncer toute la tête.

    Quand il la relève, elle ouvre les yeux, tend sa poitrine et son cul à la vue des trois hommes, regarde, longtemps, le plus éloigné, tout sombre. L’invite, presque. Presque.

    Il lui tient la main et s’assoit tout en bas des gradins. Il a ôté sa serviette à lui. Du bout des doigts il la fait pivoter, la fait assoir, dos à lui, sur lui, l’arrime millimètre après millimètre sur son sexe dressé, Elle a refermé les yeux et s’empale, concentrée, la lèvre un peu tordue. Ça lui fait mal, mais elle s’entête, cuisses tendues, encouragée par les regards des trois hommes, quatre, avec le sien qui ne la quittent plus des yeux. Ouverte par la chaleur, la sueur, elle fait disparaître ce sexe dans son dos, dans ses reins, profond, très profond et ne bouge plus.

    Alors, il attrape entre ses mains fortes les cuisses bien blanches et il les écarte, à fond.

    Il l’expose, empalée par les reins comme un papillon maigre

    et là, c’est la curée.

     

     

  • Domino - petite histoire du matin

    Une femme brune est allongée, les yeux clos, la bouche close, on voit ses cheveux lisses et bruns de chaque côté de son visage mince au nez un peu fort et aux lèvres foncées. On ne voit que son visage et son cou, nus. Ni col, ni maquillage. Elle semble dévêtue.

    Allongée, dévêtue, les yeux clos.  

    Derrière elle se tient un homme, debout, habillé. immobile.

    En voyant cet homme immobile, on se rend compte qu'elle, en revanche, est en mouvement. Mais pas d'elle même. Elle monte, descend, monte descend comme poussée, secouée, tenue. Elle se laisse faire, les yeux clos.

    Soudain elle est secouée de droite à gauche, puis reste immobile, quelques secondes. De la peau nue entre dans le champ, un homme, un autre, sexe dressé, il se caresse très vite, l'autre main à peine posée sur la poitrine et jouit, sur les joues minces, dans les cheveux lisses, le long du long cou. Et à l'instant où jaillit son sperme, le mouvement de haut en bas du corps abandonné reprend, comme une houle.

    Et on recommence, encore, encore, les hommes nus se succèdent entre les jambes écartées, le corps bouge de haut en bas, un sexe entre dans le champ et le sperme chaud, parfois blanchâtre, parfois presque transparent vient s'écraser contre la peau de la femme immobile, aux yeux clos, tandis qu'un autre prend la place encore palpitante à l'intérieur d'elle et recommence à la bouger, et que l'homme, immobile, vêtu derrière elle regarde cette femme se faire prendre, encore, encore, encore. Nue, allongée sur le dos, les yeux clos, abandonnée.

    Offerte.

    Son sexe doit être glissant, bouillant, surchauffé par les frottements répétés d'hommes, les parois gonflées par les frottements répétés d'hommes. La pénétrer doit être devenu irrésistible, de plus en plus irrésistible au fur et à mesure que ça dure, et ça dure encore. La peau de son visage, de son cou, le haut de sa poitrine scintillent sous la couche de sperme, sous les jets, les coulures, juste en dessous de ces mains velues, glabres, blanches, noires qui se succèdent en agitant des sexes courts, épais, allongés, aux glands saillants, aux glands recouverts, oh, pas longtemps, quelques secondes, parfois sans la toucher, parfois une main posée sur sa bouche, sur son cou, sur un sein, parfois pinçant, parfois caressant sans y penser jusqu'à couler à leur tour.

    On peut deviner, derrière elle, rien qu'à l'épaisseur de l'air d'autres hommes, fascinés par la multitude, qui attendent, sexe distraitement massé, le moment où à leur tour ils vont s'installer entre ces jambes ouvertes, saisir les cuisses blanches ou les hanches douces, pointer le bout de leur membre sur les lèvres rougies et brillantes, et donner le coup de reins qui écarte les chairs boursouflées, sans se préoccuper de ce qu'ils entraînent en pénétrant. Sentir la pression de la muqueuse qui cède, qui avale, qui presse, qui masse, qui enlace, qui suce, qui aspire jusqu'à installer le renflé du gland dans la petite cavité sensible, tout au fond.

    Combien chercheront à durer plus de deux minutes dans ce sexe labouré devenu irrésistible, avant de jaillir à l'air froid pour se vider sur le visage aussi fermé que le sexe est accessible, regardant le sperme la maculer pendant qu'un autre la prend, les yeux fixés sur le sexe qui entre et sort, les yeux fixés sur le sexe qui se laisse prendre.

    A la fin, lorsque tout le monde aura déserté la pièce, lorsque ceux qui l'ont déjà prise auront pu la prendre à nouveau, jusqu'à trois fois, lorsque la fatigue aura eu raison de l'excitation un dernier, le dernier viendra s'installer entre les jambes ouvertes, sortira son sexe dressé et lentement, millimètre après millimètre, s'enfoncera doucement, délicieusement, dans les replis douloureux et trempés.

    Et lorsqu'il l'aura précautionneusement prise, en dernier, après tous les autres, préparée par tous les autres,  lorsque, à son tour, il se sera déversé, seul à remplir son sexe offert il la prendra entre ses bras, très doucement, toute collante et, passant et repassant sa grande main dans les cheveux poisseux il lui dira, de son souffle lui caressant l'oreille, de sa voix berçante, longuement, la femme désirable, magnifique qu'il a contemplée tout le long de ses yeux ouverts.

     

     

     

  • la mite du coche

    Ne dites pas : "j'eusse voulu que vous me mîtes",

    mais dites : j'eusse voulu que vous me mettasses". Les rimes riches sont tellement plus élégantes.

     

     

    Ne dites pas: "J'eusse aimé que tu me reçusses."

    Dans nos régions sombres, les contresens peuvent s'avérer bien trop risqués.

  • Dominos - la femme dans son reflet

    Elle, elle va l'attendre à table, son oiseau de nuit voyageur. Une table familiale, avec des lattes, et trois enfants autour. Des enfants si beaux que lorsqu'ils sourient, l'air se fendille un peu.

    Elle est toute menue, blonde et mate. Elle prend incroyablement la lumière. On sait d'où ça vient, pour les enfants.

    Sa maison est décorée avec le soin de ceux qui aiment s'entourer de belles choses. Les matières sont choisies pour le confort discret qu'elles apportent à ce quotidien qu'elle prend garde à ne pas faire pesant. Elle sait que les cages conviennent mal aux courants d'air.

    Le piano en sourdine accompagne les éclats de rire et les piaillements des petits qui se racontent gaiement à quel point chaque journée est pour eux inédite. Elle les écoute, debout, dans la cuisine luxueuse et sobre aux éclairages tamisés et aux surfaces libérées aussitôt leur utilisation faite. Dieu sait comment, cette femme là parvient à faire disparaître tout ce qui pèse, tout ce qui étouffe, tout ce qui freine, tout ce qui appuie. elle est de ces femmes qui donnent de l'élan. Il en faut, de l'élan, pour que son courant d'air, à chaque fois, revienne à elle.

     

    Elle entend la porte s'ouvrir, et sent quelques secondes plus tard un baiser, très léger, à la naissance de ses cheveux.

  • DOMinet

    Ne dites pas:

    "Hein? Mais fallait pas me finir avant si tu voulais que je te caresse, m'enfin. Faut qu'on se lève, là. J'ai un programme serré et tu vas casser ma moyenne. Je vais te faire un bon café tu vas voir ça va te faire du bien, hein?"

    Mais dites:

    "Mais c'est qu'elle me donnerait des ordres cette petite garce. Tu veux jouir? Tu n'as pas ma permission. Sors ta langue. Mieux que ça. Maintenant attrape tes cuisses et écarte bien tout. Regarde moi? C'est bien. Très bien. Bonne fille. Quand je reviendrai, je veux te retrouver exactement comme ça. "

     

     

  • Dominos- La suite Le monsieur

     

    Il n’a pas l’habitude d’opérer dans des appartements. Il n’aime pas cela. Il lui est arrivé d’oeuvrer chez lui, ou dans l’un de ses refuges temporaires, presque des tanières. Mais le plus souvent ce sont des chambres d’hôtel, propres et spacieuses, au personnel feutré, elles se ressemblent toutes ces chambres, d’une ville l’autre.

     

    Il se déplace beaucoup, appréciant du voyage tout autant le voyage lui-même que le service discrètement attentif dont il aime, dans ces moments là, s’entourer.

     

    Avez-vous remarqué comme l’attention aux autres peut être un calmant comme une drogue ? Le sourire appuyé et le regard apaisé de la belle jeune femme qui contrôle son billet dans le train silencieux et rapide qui le ramène chez lui. La petite inclinaison de tête, le regard bien droit dans le sien, du concierge de son hôtel qu’il  a regagné quelques instants pour une seconde douche avant de se rendre à la gare, au moment de régler une nouvelle note que l’on remet discrète sur le comptoir, dans un étui de cuir, entre sa main posée et la sonnette à l’ancienne, attendant patiemment le moment où il décidera d’en prendre connaissance.

     

    L’attention, précise, entière, totale qu’il a donnée, accordée, offerte à la femme dont le moindre souhait a occupé tout son après midi.

     

    La femme contre la peau nue de laquelle il a oublié ses propres désirs pour mieux sentir son âme tout entière s’ouvrir, absorber la chute de l’autre, son abandon, sa noirceur.

     

    Il est dans son train, pour l’instant, son beau train silencieux, stable et rapide. Un train qui embarque, dans son wagon, un équipage tiré à quatre épingles, qui va s’affairer, souriant et précis, pendant tout ce voyage bercé par le doux balancement du train.

     

    Sur le siège qui lui est réservé l’attend un magazine rempli d’œuvres d’art, d’objets luxueux, de critiques aimables et de photos primées. Il prend place et s’installe, attentif aux autres êtres qui eux aussi trouvent à occuper leur espace.

     

    A ses côtés une très jeune femme aux longs cheveux blonds prend place avec force aller-retour vers sa valise laissée un peu plus loin, imposant un peu trop sa présence malhabile, coulant de temps en temps un regard un peu intimidé vers le monsieur calme à ses côtés. Sans doute aurait-elle préféré une femme.

     

    Les blonds sont des humains très rares.

     

    Un paquet de cigarettes véritables, comme seules les très jeunes femmes osent encore en fumer de nos jours, dépasse de son minuscule sac, trop petit sans doute pour contenir les nombreux effets dont elle aurait besoin pour passer l’intégralité du voyage assise sans bouger. La cigarette explique la silhouette trop mince, les genoux trop pointus sous le fin duvet blond de la peau fine, et peut être aussi l’acharnement fébrile qu’elle met à colorier sans relâche un livre entier de mandalas censés lui apporter sérénité et confiance.

     

    Lui se laisse bercer par ces présences humaines, les odeurs subtiles, les sons étouffés, suspendu dans ce temps trop court où on le nourrit, on l’abreuve, on lui amène de quoi lire, on s’enquiert de ses désirs, on lui sourit, on requiert son attention, on obéit à ses commandes, on se plie à son désir.

     

    Du fond de ce wagon dont la moquette épaisse absorbe le moindre son, il regarde l’équipage s’affairer souriant, droit issu d’une époque pourtant révolue, celle de l’orient express et du confort allant de soi, et pendant tout le temps que va prendre le service du dîner, il va absorber, sans en perdre une miette, le moindre geste, la moindre attention, la compétente et calme concentration du duo d’équilibristes remontant doucement, au son de leurs questions inlassablement répétées et des réponses étouffées, la longue travée du wagon, l’homme à la barbe douce et au nez busqué faisant couler les vins dans des verres penchés à fond épais, sans une goutte perdue, la femme au maquillage soigné et aux tresses entrelacées de rubans de couleur souriant de ses lèvres rouges et de ses yeux clairs puis se penchant pour déposer le petit plateau aux ramequins méticuleusement emballés.

     

    Et pendant tout ce temps, ses doigts à lui vont caresser, caresser encore, parcourir longuement de leur pulpe, effleurer doucement la longue arabesque enroulée dans son cou.

     

    Et à l’heure où de l’autre côté de la vitre la campagne se brouille de noir, le ballet à 249 kilomètres-heures du personnel de bord, engourdissant ses muscles l’emplit, comme à chaque fois d’une torpeur aussi profonde que le sommeil.

     

  • Je voudrais que la mer s'ouvre devant moi, quelque part

    En somme, toi, tu recherches des intelligences

    Tu leur fais peur.

    Cette petite, quand elle connaîtra l'amour, elle ne pourra plus s'en passer

    Combien êtes vous à faire ça? Combien de schizos, je veux dire. De schizos mâles.

    On ne comprend rien à ce que tu fais.

    Des complicités? Vous n'en trouverez pas. Ou pas comme cela

    Il faut que tu partes maintenant

    Quand on aime il faut partir - Ramasse tes couilles sur la table

    ça mérite une énorme fessée ça!

    C'est bien méprisant ce que tu dis là. Condescendant, même.

    Pas blogueur de cul, garce!

    Vous avez de très jolis pieds, Madame, je veux les sucer, Madame.

    Je ne vois pas pourquoi je me paierais une fille vénale alors qu'en cherchant un peu sur la plage

    Viens, je t'apprendrai. Tu vas aodrer.

    Il a bien bossé ton chirurgien

    Tu n'y arriveras jamais, ma pauvre petite chérie.

    C'est étonnant que vous manquiez autant de confiance. Je n'ai jamais vu une fille aussi intelligente manquer autant de confiance tu nous épuises à ne jamais y aller, tu épuises. Il va falloir que tu y ailles maintenant. Laisse-nous. Laisse-moi. Je pars, au fait, quelques années. Revenir? Et perdre du fric? Tu es à une heure. c'est beaucoup une heure. Je ne vais pas pouvoir. Fous-t'en de tout ça, Les gens s'en foutent. Fous-t'en toi aussi. Tu sais ton problème c'est que quand tu vois quelqu'un à terre, toi tu te penches pour le ramasser, et qu'en te penchant, tu te casses la gueule. La prochaine fois que tu vois quelqu'un à terre, enjambe-le, tu te feras moins mal. Venir? Viens, toi. Ou plutôt non, ne viens pas, je n'ai pas le temps. Organisons-nous. Tu n'es pas organisée. Ce n'est pas souvent qu'on touche des gens comme elle ou toi. T'es un espèce de cador, quand même. Tu vas trop vite Tu t'étioles, là bàs. Cette fille ira loin, vous verrez. Elle? Elle s'en fout. Mais fais gaffe, c'est une tueuse. Plus personne ne voudra de toi. Plus personne, jamais. Tu restes ici, point. Les gens intelligents s'adaptent - les cons osent tout c'est même à ça qu'on les reconnaît.

     

    Sois plus humble. Tu me gênes, là. Sei affascinanta.

    Je voudrais que la mer s'ouvre devant moi, quelque part.

    Comment fais-on pour se cramer prudemment? Cela s'apprend. Travaille et apprend - plus jamais.

    Tu sais, quand je t'ai vue, on était vraiment minots, et je me disais c'est de moi, c'est de moi dont elle est amoureuse, et c'est la plus belle. Des années, j'ai pensé à toi, des années.

    Je suis heureuse de voir que vous savez lire un texte

    J'ai dû me dire que vous étiez trop folle ou trop intelligente pour moi - terrrible

    La nuit, la voix des femmes change. Les Francesca

    Le quotidien ronge les poupées. Et fait s'oublier les bêtes, et leurs désirs. Leurs terribles désirs.

    Désarmez, mars.

    Ta gueule.

     

    Toi? Toi tu es mon amoureuse.

     

  • Dominos- la gare, en attendant

     

    Une femme, grande et très droite sanglée dans une robe noire tout aussi droite, cintrée, lunettes de soleil qui marche dans le grand hall d’une gare, elle cherche l’heure du départ de son TGV sur les panneaux lumineux en hauteur, sa petite valise compacte fidèle et docile derrière elle.

    Sur une trajectoire perpendiculaire, une femme, toute petite et fine, plus âgée, cheveux blanchis ramenés en queue de cheval, débardeur crème et jupe très longue marche vers elle, un grand sac entre les bras. Elle arrive, presque à la toucher, très près, trop près, l’obligeant  à stopper au milieu du flot des voyageurs et la fixe, longuement, à quelques centimètres d’elle. On sent sa chaleur.

    Le regard intense, concentré sur le visage de l’autre, son silence, et puis :

    « Nice lips ».

    L’autre, par réflexe, se frotte les lèvres pour en ôter une souillure imaginaire.

    « No, no that’s not… Doesn’t matter ».

     

  • PseuDom

    Chère Tata qui pique (un peu)

     

    Je m'appelle un Domdebonnevolonté et je voudrais témoigner sur ma soumise, pour les autres Dom du groupe. C'est une dame un peu âgée, très distinguée alors j'ai de suite eu envie de la mettre sur le trottoir évidemment. Avec ses grandes cannes et ses seins un peu lourds elle serait parfaite. Alors je lui ai donné des instructions bien précises en prenant un air plutôt méchant: un chemisier blanc, transparent, très dame, une jupe en cuir brun très courte. Rien d'autre, ah si: des talons très hauts et une chaîne de taille qu'on pouvait voir par transparence, comme les aréoles de ses gros seins un peu lourds. Evidemment elle était plutôt excitante quand bien même j'aurais préféré une nénette de vingt ans avec un gros cul des gros seins bien ronds quand elle a les bras attachés loin au-dessus de la tête et qui pleurerait doucement jambes grande ouvertes sur son petit conin rasé en salivant à mort sur son baillon boule.

    Pardon.

    Donc je l'ai sortie sans ménagement de la voiture, elle a un peu sangloté sur mon veston quand elle a compris ce qui l'attendait, mais je lui ai pris son sac à main et elle est allée en reniflant s'installer docilement sur le bout d'allée que j'avais négocié avec les autres filles.

    Quand je suis allée la chercher une heure après, elle tremblait de tous ses membres, mais elle avait compris à qui elle avait affaire.

    Voilà.

     

    Merci de m'avoir écouté.

    Un Domdebonnevolonté.

     

     

     

    Cher Domdebonnevolonté.

    Non mais ça va pas??? Mais réfléchissez un peu bon sang avant de faire des conneries! Il y a quand même des questions élémentaires à se poser avant de mettre quelqu'un sur le trottoir enfin merde, quoi. ça fait quoi, des mois au moins que je vous explique comment ça marche, les règles de sécurité, les exercices pratiques, les mises en situation et vous me faites perdre encore mon temps.

    Alors dis moi, grand malin, si tu lui piques son sac, elle va le mettre où le pognon, hein? Elle n'a même pas de culotte.

    J'te jure, faut la vocation!

    La prochaine fois que tu lui piques son sac, sois un homme: tire-toi carrément avec.

     

    Je ne t'embrasse pas, je pique (un peu)

     

     

     

     

     

     

  • Domino - le monsieur

    Si l'on reste campé sur le trottoir d'en face, on va finir par voir l'homme étrange sortir à son tour de l'immeuble, et allumer une cigarette en regardant autour de lui. On remarquera  que le col relevé de son blouson laisse entr'apercevoir une arabesque tatouée sur son cou à la lisière de la chemise immaculée au col tunisien. On le verra frissonner, un peu, et on imaginera que c'est tout autant de la fraîcheur du soir qui tombe que du choc d'être sorti de la torpeur douce de la femme qu'il serrait il y a peu contre lui. Pas directement contre sa peau, jamais directement contre sa peau mais contre une chemise, une autre, tout aussi immaculée, qui gît présentement en boule au fond de sa besace de jeune homme, en attendant qu'il la dépose, sans doute, au pressing du coin de la rue. Celle là ou une autre.

    Celle là ou une autre.

    Celle là met quand même du temps à s'estomper. Il a besoin d'un petit sas avant de remonter dans un train pour retrouver son autre vie.

    Son autre vie.

    Sa vie tout court. En fait, on ne la quitte guère sa vie. C'est la même qu'on retrouve, qu'on continue, les faces d'un même cube? Pas de double vie, non, pas ça. A quoi serviraient des vies en double? Des facettes, qui réfléchissent, des facettes comme un diamant. Autant de facettes qu'on veut. autant qu'on peut en sculpter, en rajouter. On prend le temps d'en polir certaines, on en laisse d'autres pour plus tard, la vie se charge d'en égratigner d'autres, mais le cœur, celui qu'on laisse ou non voir selon l'opacité du moment, le cœur de carbone reste là, niché au centre, protégé, illuminé, chauffé par la lumière réfléchie.

     

    C'est bon. C'est toujours aussi bon.