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  • Fleur dérangée

    Cette nuit, à 3 heures, la gentille petite femme a bravé pour la première fois sa phobie, sa fatigue et le sommeil pour conduire les confiances endormies  à travers les méchants viaducs, les sales tunnels, autour des putain de camions, juste aidée d’un vieux disque des red hot chili pepper.  Quand on a autant envie de pousser la porte d’un donjon, on peut déjà essayer de voir si on sera capable de conduire safely.

    Elle a coupé le contact au petit jour après un million de virages devant la porte de l’immense maison et elle a dit je vais me coucher.

    Quelques heures plus tard, les épaules encore douloureuses, elle a attrapé la barre du matin, pour voir si elle arrive aussi à driver depuis le fond du coffre.

    Elle a fait remarquer qu’elle avait conduit comme une gentille petite fille.  Elle a fait observer qu’elle méritait une belle récompense. Elle a demandé doucement si elle pouvait la choisir.

    Elle lui a dit qu’il allait falloir beaucoup l’aimer, après.

    Il lui dit raconte.

    Alors elle lui a raconté la poupée, la petite garce. Celle qui a envie de punitions, de récompenses, de sauvagerie et de douceur.

    Il a dit oui à tout.

    Elle lui a montré la fille qui ressemble à une poupée.

    Il a dit  « j’adore ma poupée. »

    Il l’a retournée contre lui, l’a serrée très fort en empaumant ses deux seins, et l’a pénétrée doucement.  Et beaucoup moins doucement.

    Elle lui a dit qu’elle savait bien que les poupées on avait envie de les ouvrir en deux à coups de reins. Elle lui a dit que ce qu’elle voulait savoir, c’est ce qu’on a envie de leur faire AUTOUR.

    Alors il lui a dit comment il voulait qu’elle soit. Il lui a dit comment il voulait qu'elle se caresse. Il lui a dit comment il voulait qu’elle se montre. Il lui a dit qu’il la voulait impudique et offerte. Il lui a dit qu’il voulait qu’elle se fasse jouir en sachant qu’on la regarde. Qu'on la regarde partout.

    Il a dit « je vérifie juste que tu mouilles ».

    Et il a dit « Tu peux faire mieux que ça ».

    Et il a dit « Je vais pas t’aider ».

    Elle lui a demandé s’il voulait salir sa poupée. Il a dit « Oh oui. Après ».

    Et quand elle a joui, vraiment fort, il a posé un baiser très doux au creux de ses reins de garce, et il a dit merci. Elle a gémi encore plus fort.  

    Et après, il lui a dit d’aller se doucher. Sur le même ton que le reste.

    La poupée marche comme les anges.  Quand le sexe leur pique. Bergson serait content.

     

     

     

  • Feat. fuckin'

     

    Une porte close en haut d’une volée d’escaliers.  Peinte, rouge, et vieille.  Je toque  et puis  tout me parait vain. Vide, sans intérêt. Tout ce que j’ai fait jusqu’ici, tout ce que j’ai voulu faire, tout ce chemin saccadé, partagé, avec des retours en arrière brutaux et d’une rare violence. Toutes ces vies imbriquées, impliquées,  de gens dont je ne connaîtrai peut être jamais le visage et qui pourtant me deviennent au fil des mots plus proches que mes proches, plus intimes que mes intimes, plus présents que mes pourtant présents. 

    Un jour, on m’a demandé pourquoi je relisais ma correspondance. Je relis toujours ma correspondance. Que j’en sois  l’auteur ou que je relise l’autre, les choses qui m’apparaissent sous le jour du passé m’apportent de nouveau, parfois même encore plus. Relire ses correspondances n’apporte que des remords, m’a-t-on dit. C’est pour moi une corde de rappel.

    Je ne sais donc plus ce que je viens faire devant cette porte, pourquoi ça me semblait si important, pourquoi j’ai ces trois derniers jours consacré autant de soin à la préparation de ce moment. Je me suis menée jusqu’ici et maintenant je ne sais plus où tout cela me mène. Ce qui est plutôt bon signe. Je cogne encore mes phalanges à la peinture rouge. Un déclic et la porte s’ouvre.

  • The gun and the wife

    pour faire le portrait d'un oiseauTrès chère Marraine la Fée,

     

    Deux interminables siècles que tu éteins la lumière à minuit pile et que je me retrouve en guenilles, le cul dans la poussière, avec de la courge jusque dans la culotte. Alors si tu me cherches, je suis avec les 7 nains.

     

    Poutous,

     

    Cend'

     


  • Bubble dom

     

    shine on you crazy diamond« Tu sais qui je suis? Je suis ta poupée. Je suis ta salope. Je suis ta soumise, je suis ta vissée. Si tu veux je rampe derrière toi en laisse, je me love à tes pieds, le front contre ta cuisse. J'aurais aimé, j'aurais adoré que tu me fasses enfiler ces collants, ce bâillon, et que tu me dises, tout doucement, tout fermement, d'aller me coucher dans le panier, à tes pieds, comme une chienne. Comme une magnifique chienne. Comme ta chienne.

    Il n'y a qu'avec toi que je ne me fais pas peur. C'est toi l’autre bout de ma laisse. C’est moi l’autre bout de ton fouet. C'est toi qui ne prêtes pas, jamais ta poupée.

    Crois tu que j'aurais envie de laisser un autre me prendre? Crois tu que je laisserais un autre m'offrir? Tu sais à quel point j'ai envie que tu m'offres de m'offrir. Crois-tu que je m'accommoderais de la fadeur d'un autre qui ne saurait jamais ce qu'il offre?

    Oui, il y a des queues, des désirs, des envies, de très belles queues, de très belles envies, de très beaux désirs. Mais il y en aurait pour n'importe qui, pour n'importe quand. C'est ta queue, tes désirs, tes envies qui mènent mon monde. Ceux là, les autres, s'il me les faut, c'est à ton bras.

    Ton regard, il ne me quitte pas. »

     


  • Coyote fendu

    dominant modèle d'emploi,almanach du petit pervers illustré (vol 2 à paraître)

    Ne DITES PAS:

    "ça? ça mais ma pauvre Cathy c'est NORMAL, ça. Les autres elles sont photoshopées.  Mais tu me plais toujours autant, tu le sais bien.

    Ni même:

    Attends, regarde Séve, depuis qu'elle s'est faite refaire les seins  elle a vraiment repris confiance en elle. Penses-y, quand même. Oh, attends: je te l'offre.

    Ni encore:

    Arrête de chouiner, enfin! TOUTES les femmes qui ont un jour enfanté ont le nombril un peu flasque. (Surtout si vous projetez de vous moucher immédiatement après).

     

    MAIS prenez le temps d'un long silence et DITES, posément, en détachant chaque mot:  

    "Détale me chercher tes pinces à linge. Celles en bois. TOUTES. Tu vas devoir les compter, une à une.

     Et il ne faudrait pas qu'il en manque."

     

    NE DITES PAS:

     "Achètes-les si tu veux, mais tu vas crever dans des bas en vinyle!"

    MAIS faites courtoisement semblant de ne rien avoir entendu.

    (Et offrez vite une paire de gants d'opéra à cette écervelée aux goûts vulgaires). 

     

    NE DITES PAS:

     "Je DORS putain mais samedi, promis, je te fouette au sang" (ou à tout le moins, cachez cette paupière qui tressaute).

    MAIS murmurez PLUTÔT:

    "Mon insatiable petite salope va devoir attendre avant que son dos s'embrase que tout le reste soit en feu. Cette nuit, tu te contenteras de sucer très sagement mon pouce. 

    Oh non, inutile d'ouvrir ta bouche."

     

     

    NE DITES PAS:

    "Pas mal, ta photo"

    MAIS DITES:

    "Pas mal, ta photo.

    Tu peux venir te coucher, je t'ai préparé ton panier"