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  • La poule aux heures d'or

    Je m'accroupis pour pisser dans l'herbe et le sperme part avec l'urine. Me voilà propre. De toutes façons, je n'ai pas vraiment le temps de me doucher entre deux. Ou trois. Et puis ils s'en fichent. Il y en a même que ça doit exciter. Il paraît que pénétrer une fille gluante du foutre d'un autre est incomparable. Faudra que je demande quand même. Ou pas. On ne parle pas beaucoup.

    Il y en a pour dire que je ne sais pas dire non. Ce n'est pas ça. Je crois que j'aime dire oui.  Ils ne s'y trompent pas puisqu'ils reviennent. Bon, pas tous. Les marins américains en gants blancs qui débarquent sur la croisette, eux, changent chaque année. Je suis toujours contente qu'un "ancien" m'appelle. Mais jamais je n'ai connu, et heureusement, les affres de A... par exemple, qui se demande toujours si elle doit rappeler, qui elle doit rappeler pourquoi elle doit rappeler. Pourquoi elle ne doit surtout pas rappeler. Elle me parle de son gars, longtemps, souvent, pendant les longues promenades qu'on fait avec ma voiture. Je paie l'essence, elle les clopes. Je crois qu'il la baise mal. En tous cas, il ne lui fait pas du bien. Il est bien plus rustre avec ses je t'aime que tous ceux que je croise avec leur queue à la main.

    A moi, je t'aime, on ne le dit pas. On le fait.

    Je baise. Plein. Tout le temps. Je n'ai pas de dégoût. J'essaie tout. Partout. Je n'ai pas peur. ça, A... ne fait pas d'effort pour le comprendre. Elle croit se le cacher mais elle m'envie.  A... m'a demandé un jour si cela ne me gênait pas qu'on puisse penser ou me prendre pour une pute, un trou, qu'on puisse me manquer de respect. Moi, c'est surtout elle que j'ai trouvé minable. Quant aux peaux, quand elles se croisent, qu'elles se touchent et qu'elles se pénètrent, elles ne se parlent jamais aussi mal.

    A moins qu'on aime ça, les insultes qui fusent en même temps que le plaisir. ça ne me déplaît pas. Je sais ce qu'elles valent: ce sont des caresses.

    Je suis très jeune. A part celles que je vois nue, ma mère ou celles avec qui je couche, les femmes ne me trouvent pas belle. C'est parce que mes seins, mon cul, mon vagin, ma bouche, ma peau, mon regard font sortir les hommes d'eux-mêmes.

    Une pute. Qui est le plus pute? celui qui refuse, qui soumet, qui humilie, qui tente de dominer, qui avilit, qui manipule au nom de son précieux berlingot préservé, ou moi qui offre et qui donne, qui souris, qui fais jouir, qui prends du plaisir, qui apaise, qui comprend, qui écoute, qui détend? Qui vis? Où est le respect? Qu'est-ce que je demande en échange de l'échange?

    J'ai aimé, joui, aimé plus que tout, joui encore, accouché, allaité, élevé, travaillé, joui, aimé. Plus vite que les autres là aussi. La maladie m'emporte. C'est dans ma tête que ça ne va plus. ça va commencer quand je ne pourrai plus serrer ma fille, et vite je partirai. Comme je suis venue.

     


     

     

  • Poney forever

     

    "Travaux pratiques hier soir.

    15' de retard. 15 vigoureuses claques sur les fesses, et le plat de la ceinture pendant la sodomie.

    Un câlin après.

    Apparemment, c'est puissamment addictif.

    Tu voulais savoir quoi au juste sur la punition? "

     

  • PapyletVilaine.org

    La cadence était méthodique. L'homme choisi par elle, qui à son tour avait choisi le lieu et le moment, la fessait avec beaucoup de science et peu d'abandon. Peut-être parce qu'elle lui avait imposé ma présence. Peut-être aussi parce que leur contact était resté froid. C'est dans mes yeux à moi, parce qu'elle ne les quittait pas, qu'elle guettait la perte de repères.

    Pourquoi avait-elle choisi qu'un autre la touche ainsi, je ne sais pas.  Peut-être l'a-t-elle fait pour elle, parce que le lâcher prise lui viendrait plus facilement par quelqu'un dont elle ne partageait rien du quotidien. Mais dans ce cas, pourquoi sous mon regard? Peut-être était-ce pour moi qu'elle avait décidé de s'offrir, de nous offrir cela. Peut-être était-ce tout autant pour que je m'affranchisse des miennes, de barrières.

    En tout cas ça fonctionnait. J'avais une gaule d'enfer et le bourdonnement de mon propre sang me gênait pour bien entendre le bruit de sa main qui s'abattait régulièrement, parfois en rompant le rythme pour mieux surprendre. Il ne lui parlait pas. S'approchait juste de son oreille pour qu'elle sente son souffle, tirait parfois sur ses liens. Je me tenais face à elle, attendant.

    Je ne sais exactement quand cela fut fini, s'ils avaient ensemble conclu d'un nombre particulier, ou s'il avait guetté un signe de sa part. J'ai eu fugacement l'impression d'avoir manqué quelque chose, un moment rien qu'à elle, ou plutôt le moment où elle avait rejoint l'état particulier qu'elle visait en s'infligeant cette souffrance/jouissance par personne interposée. Juste, l'instant d'après, ses liens dénoués, elle avançait vers moi.

    C'est presque elle qui m'a pris, debout, de dos, empalant d'une traite son cul bouillant et cramoisi sur mon sexe aussi surpris que moi, et jouissant aussitôt. Alors qu'elle se laissait aller contre mon torse, j'ai des deux mains écarté ses jambes, exposant à l'autre son sexe à elle délaissé, et aussi un peu du mien épousé par son anus. Lorsqu'il l'a pénétrée, son large pénis écrasant le mien, J'ai juste eu le temps de me dire qu'on franchissait encore un truc.

     

     

     

  • Play. Et bosse.#2

    QUOTE(ANNA)

    "Continuez"

    Nous nous regardons. À ce moment précis, je me souviens, je vois passer sur le visage de Pauline l’ombre d’une inquiétude. Puis l’amusement gagne. Je la sais joueuse. Cela doit lui plaire, je me dis. Elle doit sûrement lire sur le mien l’étonnement. Que fait cette fille là ?! Comment est-elle arrivée là ?! Qui… qui… ?! Mes pensées fusent pendant que Pauline avance un pas, puis un autre, aucun bruit sous ses pieds. J’imagine son sourire. Je n’ose pas bouger, cloué sur place par tout ça, l’air, le torrent et cette fille nue, qui ne bouge pas. Pauline se penche sur elle. Pauline me regarde. Pauline la touche, la regarde encore et finit par retourner sur ses pas jusqu’à moi. « Elle ne bouge pas, elle est froide. Magnifiquement belle, mais froide. » - me dit-elle, regardant effrayée tout autour.

     

    Un oiseau passe et, dans son vol, l’aile en une caresse furtive effleure la hanche nue.

     

    QUOTE(MARIETRO)

    L’oiseau s’est poché sur la branche. Je le regarde, c’est peut-être la seule chose normale sur ce plateau. Un fou, un violeur, un taré des montagnes. Est-ce qu’il aime les hommes ? Pauline, il faut partir. Elle me regarde, retourne vers la morte. Ne touche pas la bouche de ce cadavre voudrais-je lui crier mais ma bouche n’émet aucun son. Le ruisseau me casse les oreilles. Je ferme les yeux pour réfléchir. Une main me fait sursauter. «Elle a des gouttes d’eau sur la peau», me dit Pauline. Je me mis à haïr le lichen grisâtre sur la roche. "

     

     

    Le début est ici.

    Tu veux jouer?


  • My favourite part. My beauty marks

    Elle arrive du coin de l’œil, frêle et discrète dans une robe à bretelles, fleurs bleues sur fond blanc. Grande pour son âge, ou plutôt pour sa génération, elle se tient bien droite, sur cette large plage venteuse de fin d’été précoce, bien droite, les poings sur les hanches et les cheveux dans le vent. Sur son dos, un petit sac en toile, bleu lui aussi. Et puis elle disparaît à ma vue et je l’oublie.

    Dans l’eau, un groupe de très jeunes femmes trompe le froid en s’ébattant bruyamment autour d’un garçon roux. Aucune ne porte de combinaison, mais toutes sont couvertes, habillées même, version un peu gauche des pudiques baigneuses qui les ont précédées autrefois dans ces mêmes eaux.

    Et puis une ombre légère me dépasse, c’est elle. Elle a ôté sa robe à bretelles et à peine vêtue d’un boxer bleu moulant de garçonnet, elle s’élance dans la mer.

    Le plaisir éclatant qu’elle en retire peine à tenir dans son large sourire. Elle irradie le bonheur, et parvient même à détendre les filles qui, dans l’eau, s’étaient un peu raidies à son approche décomplexée. 

    Elle joue avec les vagues, son corps ridé et tavelé tout en harmonie. Elle se baigne quasi nue, mais ce sont les autres femmes, celles harnachées, qui ne se sentent pas à l’aise. Elle est irrésistible.

    Quand rassasiée elle sort de la mer, chassant l’eau à grands pas elle est, sans aucune affectation, la femme la plus belle qu’il m’a été donné de croiser.

    Elle a sorti du petit sac à ses pieds un minuscule gant de toilette et, restée debout sur le sable, elle ôte l’eau de sa peau comme on talque un enfant qu’on aime.

    Alors que je la regarde je finis par la voir: son rapport au corps est le même que celui d’un enfant au sien : insouciant, objectif, absolu et serein. Ce corps qu’ensuite il adule ou il déteste, le petit enfant l’habite en confiance, quand bien même il lui ferait défaut. Et comme il ne se regarde pas, il peut voir le monde. Comme l’enfant, elle habite son corps complètement, en ami fidèle, en instrument de plaisir, en assemblage magnifique quelles que soient ses plaies, ses bosses, ses travers, ses manques et ses marques.

    Je regarde les gens qui regardent à la dérobée cette femme, belle et vieille et debout, nous montrer les seins nus le chemin de la vraie décence.

    Elle repart, son sac sur le dos, tricotant dans le sable de ses gambettes de danseuse.

    Tous, elle nous a un peu guéris.