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  • Let me know if you experience any discomfort

     « Je suis tombé amoureux d’une femme qui sait m’aimer sans réfléchir. Rien qu’en existant telle qu’elle est, elle me donne plus que toutes les autres réunies en s’appliquant ».

    La première fois que j’ai lu ce qui précède, je me suis dit que la personne qui m’avait écrit cela me l’avait présenté de manière très autocentrée et un peu brutale et je me suis demandé pourquoi. La deuxième fois,  j’ai pensé que cela devait être très agréable d’entendre dire cela de soi et du coup j’ai eu comme une réponse à la question précédente.  En y revenant une troisième fois, que c’était quand même pas mal de savoir reconnaître comment on voulait être aimé,  et sans doute encore mieux de savoir l’apprécier sans avoir non plus à réfléchir. La quatrième fois c’est maintenant.

    Il est des phrases lues ici où là, souvent sur des blogs,  toujours pour adultes, et dont le rythme tourne longtemps, parfois plusieurs années, dans ma tête. Elles restent tapies dans un coin et ressurgissent quand on ne les attend pas.  Celle là est revenue ce matin tôt.

    J’y avais déjà repensé, en lisant sous une autre plume une complainte pour être reconnu de son âme sœur. L’auteur qui se reconnaîtra peut être disait un peu plus loin qu’il avait été un enfant très aimé et qu’il était peut être aussi vain qu’irrépressible de rechercher toujours un amour de cette qualité là.

    Que dit-on de soi dans la manière dont on aime ?

    Que dit-on de soi dans la manière dont on est aimé ?

    Que dit-on de soi dans la manière dont on aime être aimé ?

    A vouloir faire moi aussi des liens, ou même à vouloir les couper, entre l’enfant que j’étais et l’adulte que je suis, en pensant tout opposer, tout confronter pour mieux comprendre,  en croyant dur comme fer que le monde se divisait entre l’eau et le sodium et ne connaissait que deux états : stable avec la vitre de protection étanche,  explosif au contact,  j’ai dû m’interdire de comprendre que l’amour maternel, ou parental pour vexer personne, l’amour entre adultes consentants, et  même l’amour divin, étaient un seul et même amour.

    C’est avec l’amour divin qu’on voit le mieux ce qu’il y a dedans, vu qu’il est en général -sauf exception notable qui d'ailleurs a souvent lieu dans une grotte ce qui en soi mériterait bien un long développement - vierge et pur de toute interaction physique qui viendrait brouiller le message central.

    L’amour divin, avant tout, est bienveillant et inconditionnel. Qu’on y ajoute nombre de demandes de preuves d’amour et d’exigences de fidélité diverses et abondamment commentées ne change rien aux ingrédients de base : la bienveillance, puisqu’il y a amour. L’inconditionnalité, sinon il n’y a plus d’amour.

    L’amour maternel, qu’il vienne d’un père ou d’une père, est inconditionnel, et bienveillant.  Qu’on y ajoute de l’autorité, de la peur, de la douceur, de la féminité,  de la retenue, des nuits blanches,  des fessées et des câlins ou de mauvais conseils ne change rien aux ingrédients de base.  On peut penser que c’est un amour qu’on ne connaîtra qu’enfant,  comme mon ami plus haut.  Ou qu’on ne le connaîtra plus jamais, selon les circonstances.  On peut s’interdire de le rechercher,  s’empêcher d’en avoir besoin, refuser de le reconnaître  au motif qu’on a passé l’âge, qu’on est  une grande personne. Qu’il y a des tas d’autres choses à sucer  que son pouce.

    Comme quoi il peut être plus confortable de se tromper que d’avoir toujours raison.

    Il y a des personnes dont la présence lumineuse, ouverte, apaisante,  inspirante, stimulante, énergisante, rend heureux le temps qu’on traverse leur existence.   D’elles,  la perception de l’amour, bienveillant, inconditionnel est immédiate.  Avec de la chance, cela peut être une épouse, une mère, une amie.  Avec de la chance, les circonstances pourront faire qu’on s’ouvrira à elles.  Avec de la chance, on aura eu le temps d’apprendre d’elles que l'on peut reconnaître, éprouver, et rendre cet amour d’où qu’il vienne.  Cela peut prendre toute une vie.

    Décidément j’aime vraiment beaucoup les blogs de cul.

     

  • Magnificent city

    La nuit est mouillée, collante, opaque, noire et toute d’ombres épaisses et vives. Des traînées lumineuses n’arrivent pas à me réconcilier avec la réalité. Je m‘affale sur un banc. J’enlève mon jean et nu, sur le quai de pierres, je m’endors face aux bateaux mouche, mon sexe brun un peu gonflé repose sur ma cuisse.

    Un tableau Renaissance au milieu des néons.