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  • Klass(w)hole Klub

     

    pour faire le portrait d'un oiseau

    Nous n’étions  pourtant pas si nombreux, mais l’enchevêtrement de nos corps était indescriptible.  Placé sur un angle de notre figure compliquée,  lancé à plein régime à l’arrière d’un con débordant de quelques joutes préalables, je faisais entrer et sortir mon gland, me délectant de voir l’anneau de sa chatte étroite disparaître très loin, ravalé à chacune de mes poussées, flux et reflux raccord avec l’odeur salée qui montait d’elle.

    Quelques feulements venus de sous la crinière blonde et la nouvelle et soudaine inondation de son trou m’indiquant son orgasme proche, je pris mon élan pour l’achever… Le coup d’œil noir de la nana entre les cuisses de laquelle la blonde barbotait du nez et de la langue depuis le début de notre collision me dissuada direct de la finir trop vite.

    La rupture de rythme m’attira  une ruade vorace et un grognement étouffé qui dut résonner loin dans les tréfonds de Regard noir. Docile, j’en revins à me laisser aspirer en cadence.  La Blonde était charmante ainsi disposée, hanches tendues en arrière, coudes aux sol, les jambes nues de Regard Noir disposées de part et d’autre, et fouillant bravement du museau dans la vulve écarquillée.

     En général les filles qui s’amusent entre elles le font à la délicate, à petits coups de langue et regards de chattes précieuses. La Blonde y allait en goulue, se giflant les joues de mouille à chaque passage. De mon surplomb, j’avais depuis belle lurette perdu de vue une grande partie des doigts de ses deux mains, dont la pulpe devait être passablement flétrie depuis que Regard Noir se les tortillait à l’intérieur.

    Regard noir à qui ça avait l’air de plaire beaucoup.  Le public mixte que nous avions fini par attirer semblait du même avis.

    Regard Noir qui finit par basculer en arrière en refermant brutalement le V de ses jambes. Son orgasme vagissant secoue tellement la tête de la Blonde qu’elle  va finir par me la décrocher. Je l’attrape par les hanches et me cramponne en la coulissant très vite tout le long de moi, comme une poupée.  Son cou tient le temps que Regard noir ait l’idée de la libérer. Je ne perds pas de temps à me demander si elle respire et me prépare à tout lâcher dans un beuglement quand le mari revient, chibre dressé,  tenant vraisemblablement à reprendre ma place pour se finir dans sa légitime. Je ne sais pas trop pourquoi, par réflexe ou parce que je ne veux pas quitter le fourreau conjugal, je me fourre au passage sa queue au fond de la gorge. Son goût de chatte et de sperme mélangés est irrésistible. Mon cri de jouissance fait vibrer ce gland calé entre mes les amygdales et il me coule directement dans la gorge, nos deux éjaculations se répondant dans une harmonie jaillissante et une communion si douce et naturelle que je bois son sperme comme s’il était le mien.

     

    Soundtrack : The Man Who Couldn’t Afford To Orgy (John Cale)

     

  • Places and sound #12

    Métropole du sud. Temps bénis. Résidence de luxe. Appartement somptueux, œuvre d’un décorateur. Soirée feutrée.  Couples, sourires entendus.  Au centre de l’immense table ovale en verre fumé, éclairée  à la verticale d’un faisceau très étudié de lumière teintée, trône une énorme vulve en or.

     

    Soundtrack: St Exquisite's Confessions ( of Montréal)

  • Places and sound #9

    Train de nuit, compartiment skaï sans couchette, mais avec une gravure désuète sous les porte bagages. Les gens se parlent, dans le noir, à voix très haute, à cause de la rumeur cadencée du train. La dame un peu forte  revient de chez sa fille et ne tarde pas à s’endormir. Lui cherche avec des centaines d’autres un vaccin à une maladie tueuse qu’on ne sait pas encore comment maîtriser. Il me raconte, des heures durant, dans la nuit, comme s’il se parlait à lui-même. Le baiser à celle qui m’attend au bout du voyage a un goût de fin du monde et d’espoir. 

     

    Soundtrack : Lucky (Radiohead)

  • Places and sound #8

    Ville magique et brumeuse du nord d’un pays du sud. Pierres dorées, façades austères et colorées, dômes, statues et empilement. La langue est volubile. Auriez-vous l’heure? Un numéro de téléphone, peut-être ?

     

    Soundtrack: Seductive Barry ( Pulp)

     

     

     

     

  • Places and sound #7

     

    Ville dorée du sud. Soirée. Cour intérieure. Nue sous une longue robe rouge qui dessine une fine silhouette en contrejour quand la lumière des bougies se cache derrière. Cheveux bruns très courts. Très très très heureuse.

     

    Soundtrack : Black Steel (Tricky)

     

  • Places and sound #5

    Ville du Moyen Orient. Le jour s’y lève très tôt et la nuit tombe vite. Des gosses jouent dans la rue. Deux religieux passent dans une discussion animée, suivis de soldates. Des gens sur les escaliers des immeubles. Haverim. Des cartons  et de la poussière partout. Le soleil écrase. Nulle part je ne vois de baie vitrée.

     

    Soundtrack : Passing a Message (Villagers)

  • Places and sound #3

    Ville dorée du sud. Rue d’Italie, petites heures du matin. Jour encore pâle malgré le mois de juin qui commence. Mon sexe libre dans mon jean. Slip dans une poche que je sais vide de tout le reste, et que je ne vais pas tarder, en shootant dans une boule molle de tissu blanc, de découvrir aussi trouée.

     

    Soundtrack : Everything Goes My Way (Metronomy)

     

     

  • Places and sound #2

     

    Paris, soir de novembre. Les façades vitrées de la Très Grande Bibliothèque se teintent de corail, puis de vert fond de lagon, puis du bleu sombre de la nuit. Les lumières du MK2 se dédoublent dans les parois vitrées. Traînées blanches et rouges des voitures en contrebas. Shangaï.

     

    Soundtrack : Sinking Ship (Balthazar)

     

     

     

  • Places and sound

     

     

    Grande corniche. Triumph rouge décapotable. Le vacarme mêlé du vent et du moteur. En bas, l’immense tapis de la méditerranée nuit moire et lignes blanc coke. 

     

     Soundtrack : The Bay (Metronomy)

     

     

  • Kinky Sunday : ETUDE DE KINKY

    Le bondage la fessée les pinces à seins les jeux de rôle les pratiques orales anales vaginales spectrales les doubles les triples les universelles les plumes, le latex, les douches dorées les clous les chaînes les poils ou le rasoir on voit bien là où on va, mais il est des sujets où même les plus ouverts, les plus aguerris, les plus compliants d'entre nous ne parviennent plus à trouver (dans toutes ses acceptions) du sens. Et où on a besoin de toi.

     

    Le horsing:

    "Aimez-vous l'équitation? Dans un couple hétéro, la cavalière enfourche un homme équipé :

    d'une selle,

    de rênes et d'un mors, sans oublier les étriers et éperons. Elle monte son cheval à cru, pieds nus ou bottés.

    Sa monture sentira la texture de sa culotte ou de son sexe sur

    la peau de son dos . »

     (Osez la domination, ed la musardine)

     

    Oui, mais là AUSSI , il y a une selle:
    http://www.youtube.com/watch?v=POEUgs1S … ure=relmfu 

     So what?

     Soundtrack A Sunday Mystery (RJD2)

     

     

     

  • Orage

     

    Eté, Paris. Fin d’après-midi. Le ciel est noir par la fenêtre ouverte. L’orage s’éloigne dans ses derniers grondements.  L’ozone sature l’air. De la chaussée  de cette rue cotée monte à peine assourdi  le chuintement luxueux de pneus larges qui passent doucement en chassant l’eau sombre du sol.

     

    Soundtrack:  White Keys (Chilly Gonzales)

     

     

  • Ozone

     

    places

     

    Montagne, avant. L’éclair tant attendu déchire l’air surchauffé. Je compte à voix basse en rejoignant la maison. Le tonnerre fait vibrer les arbres sous lesquels je sais ne pas devoir m’attarder. Je monte l’escalier et referme la porte. J’apprendrai beaucoup plus tard le nom de cette odeur qu’on associe aux orages. J’attends le vent, qui ne tarde pas à faire ployer les branches pleines de fruits dont la récolte est toujours un peu plus tardive ici. Je passe de pièce en pièce et de fenêtre en fenêtre vérifier que  le jardin résiste bien. Je trouve tout le monde au salon, guettant mon malade qui respire enfin librement cet air qui lui convient entre tous les autres, mais je sais que cela ne durera que le temps de cet orage. Je suis à ma place. J’appartiens  à cet endroit.

     

    Soundtrack : Meaning (Cascadeur)

     

  • SAFEword

     

    illustration 7.png

     

     

    La plus vieille des deux femmes en blanc me glisse un de ses  regards de basset humide et gêné avant de refermer la porte et de nous laisser seuls. Je pense qu’elle a compris qu’on ne l’attend plus de sitôt.

     

    L’eau ne coule pas assez fort et reste longtemps tiède mais je suis plus têtu qu’un con de robinet et finis par obtenir une température correcte.

     

    Je retourne me poser sur le lit trop haut et trop étroit et je la regarde respirer.  La dénuder sans surtout la toucher n’est pas chose aisée et pourtant elle  montre une patience et une docilité qui autrefois n’était pas d’elle. Cette femme dont j’ai chéri chaque recoin de chair ne supporterait plus ma bouche, et le contact de mes mains sur cette peau sèche et brûlante nous rappellerait trop vite à tous deux que le corps que je caresse est déjà presque un souvenir.

     

    Elle lève ses bras désespérément fins au dessus de sa tête, détourne le regard et ferme les yeux. Je trompe la boule qui me vient dans la gorge en  plongeant  résolument l’éponge dans l’eau chaude jusqu’au coude.  Je peine à y puiser  le courage qu’il me faudrait  pour ne pas la supplier  de rester avec moi, de faire revivre ses seins, de me serrer dans ses bras redevenus forts, de caresser mes cheveux, et surtout, surtout de faire gonfler rien qu’avec son rire ma queue qui n’appartenait qu’à elle et qui de rage est maintenant devenue inerte pour tout le monde. C’est elle la force de nous deux. Pas moi.

     

    Je presse l’éponge au dessus de son aisselle, et regarde les premières gouttes d’eau se frayer un chemin entre les frissons qui courent sur sa peau.

     

    Elle a gardé les yeux clos. Son sourire reflète quelqu’un que je ne suis pas sûr d’être mais que je resterais bien encore un moment, et je l’apprends par cœur.

     

     Soundtrack : Paper Tiger (Beck)

     

  • Claquages

     

    tranches de cultranches de cultranches de cul

     

     

     

    Je l’accueille nue sous sa blouse,  sur des talons de 12, bouts des seins rougis au Dior.

     

    J’écrase la bouche de mon sexe  sur sa bouche à lui et il  m’accueille et m’aspire comme s’il n’avait attendu que ça.

     

    J’entre et je ressors le bout incandescent de mon gland. Ce  soir, ce simple frottement sur l’infinie douceur de ses muqueuses trempées et plus que nues est irrésistible.

     

    Il y a une vraie jouissance à aller percher un sexe glabre, doux et luisant sur le bout d’un téton masculin.

     

    Son gland qui atteint le fond de ma gorge me fait perdre la tête et la respiration.  Je pars très, très  loin. Dans les jours qui suivront, la douleur sourde à mon clitoris me tiendra lieu d’explication.  Claquage.